La mort est proche. Proche de chaque moment de notre respiration ; du battement de notre coeur. Le moment: est-il long ou court? Selon quelle échelle de temps?
Nietzsche dit dans une de ses lettres (8/24 août 1882): „Les hommes qui aspirent à la grandeur sont habituellement des gens méchants; c’est la seule manière qu’ils ont de se supporter.“
Il dit aussi: „Qui ne trouve plus la grandeur en Dieu, ne la rencontre plus et ne peut alors que la nier ou – la créer (contribuer à la créer).“
Il continue en écrivant: „L’amour est pour les hommes quelque chose de tout à fait différent de ce qu’entendent les femmes. Pour la plupart, l’amour est sans doute une forme d’avidité; pour le reste des hommes, c’est le culte d’une divinité souffrante et masquée.“
Les lettres.. ne sont-elles pas même de nos jours, en effet, le plus honnête moyen de communication? Le moyen le plus direct et le plus ouvert. Même et surtout plus ouvert par rapport au moment où l’on se trouve face à face.
Un extrait d’une lettre (Venise, 12 mai 1834) de George Sand à Alfred De Musset parle ainsi: „C’est en vain que tu cherches à te retrancher derrière la méfiance, ou que tu crois te mettre à l’abri par la légèreté de l’enfance. Ton âme est faite pour aimer ardemment, ou pour se dessécher tout à fait. […] Peut-être est-ce une faculté divine qui se perd et qui se retrouve, qu’il faut cultiver ou qu’il faut acheter par des souffrances cruelles, par des expériences douloureuses. […] Il y a de tels mystères dans ces choses, et Dieu nous pousse dans des voies si neuves et si imprévues! Laisse-toi faire, ne lui résiste pas, il n’abandonne pas ses privilégiés. Il les prend par la main, et il les place au milieu des écueils où ils doivent apprendre à vivre, pour les faire asseoir ensuite au banquet où ils doivent se reposer. Moi, […], voilà que mon âme se calme, et que l’espérance me vient. Mon imagination se meurt et ne s’attache plus qu’à des fictions littéraires. Elle abandonne son rôle dans la vie réelle, et ne m’entraine plus au-delà de la prudence et du raisonnement. Mon coeur reste encore, et restera toujours sensible et irritable, prêt à saigner abondamment au moindre coup d’épingle. Cette sensibilité a bien encore quelque chose d’exagéré et de maladif qui ne guérira pas en un jour. […] Tous les vrais biens, je les ai à ma disposition, je m’étais habituée à l’enthousiasme et il me manque quelquefois. […], je m’applaudis d’avoir appris à aimer les yeux ouverts.“
Et pour terminer: „Vous voyez des choses et vous dites: ‚pourquoi?‘. Mais moi je rêve de choses qui n’ont jamais existé et je dis: ‚pourquoi pas?‘.“ (George Bernard Shaw)
Einen schönen sonnigen Sonntag, wünsche ich.. begebt euch in die Natur.
ciao ciao